• Vercors Vol Libre
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Inventer un avion n'est rien.
Le construire
est un début.

Voler c'est tout.
Otto Lilienthal

Vu le nombre d'heures de vol ridicule en ce début de saison, c'est avec un appétit rabelaisien que nombre de pilotes du club se sont retrouvés, parmi beaucoup d'autres, au Chevalet vendredi matin, avec comme ambition première de dominer Bure… (tout comme le Mont-Blanc le fut par Saussure). D'autres rejoindront samedi la tablée avec de plus grandes ambitions encore, et sur le tour du Dévoluy jetteront leur dévolu.
Hors concours, venant d'une autre Galaxie, Mario est de la partie et fera le poisson pilote (de course, of course) pour les plus téméraires…

Certains ont des ambitions qui peuvent sembler beaucoup plus restreintes, mais ceux (sic) qui ont déjà tâté de la reprise après carton savent de quoi il retourne… Bravo donc à Jean-François, qui fera deux vols dans le week-end, un avec le Mambo et un avec son Titanium… et fêtera ça dignement en nous conviant, Grand Seigneur, samedi soir à un apéro-repas. Chapeau bas Doc !

Ci-dessous les compte-rendus et photos des membres du club qui me sont parvenus de ces journées, et à la fin mes propres impressions. Si d'autres veulent ajouter leur grain de sel, qu'ils me fassent parvenir leur prose et images.
Bonne lecture…
Etienne
 


Gérard :

Week-end très réussi ; 3 jours volables sur 3 c'est exceptionnel et en plus il y avait une grosse représentation de VVL.
 
Pour ma part j'ai volé vendredi environ 2 heures mais 2000 maxi de plafond comme les autres, scotchés sur la Longeane.
 
Samedi repos, tourisme avec Marinette et intendance pour le soir.
 
Dimanche, un peu plus de 2 heures de vol et plafonf à un peu plus de 2300 une seule fois, j'y croyais au pic de Bure mais il m'a manqué un peu de gaz et de c....... pour partir directement sur Durbonas comme me le conseillait Mario.
 
Un scoop : Jean-François a volé vendredi avec le Mambo et samedi avec son Titanium. Il nous l'a arrosé généreusement et conviés au resto. Bravo !
 
A refaire





Jean-Luc :

Mario et Daniel, après s’être concertés, décident de constituer un groupe de pilotes pour voler ensemble vers l’Obiou… et plus si affinités !
Nous sommes sept à suivre Mario, parti le premier, pour la transition sur Durbonas.
Nous partons à seulement 2000 m et la remontée sur Durbonas sera une première galère (mais pas la dernière) pour bon nombre d’entre-nous.
Nous sommes déjà tous dispersés, plus ou moins à la ramasse sauf Mario qui plane au-dessus !
"Les sept dispersés de Durbonas" sont : Bruno (Bonobo), Daniel, Friedrich, Philippe, Thomas, ma pomme et Mario.

Mario traverse la combe du Dévoluy en partant de l’Obiou, fait relais au pic Pierrou, vire un sommet dans le massif des Ecrins, reviens en retraversant le Drac, fait relais sur la chaîne au sud du col du Noyer, avant de faire le pic de Bure puis une balise quelque-part du côté de l’Aiguille en direction de Beaumont. Triangle de 110 km probablement FAI.

Thomas suit Mario mais jouera à saute montons avec les montagnes, à l’aller comme au retour, après avoir fait le pic Queyrel au-dessus de Saint-Bonnet. Il revient par le même chemin, toujours à saute-mouton, pour franchir à nouveau, dans l’autre sens, le Drac puis la combe du Dévoluy. Il finit au radada en arrivant sur la Longeagne par le nord en passant dans le col de Seille à l’est du relais ! Il pose au déco après 5h30 de vol et un triangle FAI de 94 km : bravo pour le retour !

Philippe boucle, après l’Obiou et le Pic du Bure, après avoir failli se poser au col de Festre.

Bruno vire une balise sur la Chaîne au nord du Coiro puis tente de revenir mais ne raccrochera pas l’Obiou et se posera finalement à Mens ou il retrouvera Friedrich qui s’était vaché à l’aller.

Daniel, fait une heure de radada  sur les contreforts  du  Coiro après la longue transition depuis l’Obiou. Il finit par se poser dans le Valbonnais.

Quant à moi, j’étais parti pour un vol classique (FAI 60 km : Aspres, Obiou, Bure) car fatigué du vol de la veille. Le vol, qui au départ semblait simple, fut rallongé par deux galères sous le vent, une à l'aller à Durbonas face sud-ouest, et une au retour à la tète de Garnesier face ouest. Je pose au Chevalet après avoir survolé le déco et 3h30 de vol (record battu, fatigué mais pas trop !)
Vol magnifique avec encore de la neige, des chamois, et des vautours qui m'ont indiqué les pompes.
Merci aux vautours et surtout merci à Mario, pour ses conseils et pour la  patience qu’il a eu de nous attendre !

Prochain vol prévu en 4 h Depuis Aspres : FAI 122 km : Aspres, La Salette, Crète à l’est du Piolit, retour.





Christophe (qui était en stage avec Alain) :

La semaine  finit mieux qu'elle n'avait commencé lors de ce stage Chauvet. Le jeudi déco d'Aspres, pic de Bure et retour camping  ; ah quand même ! Le vendredi je retrouve une partie des membres du club sur le déco et… à l'attéro quelques heures plus tard, pas trop possible de sortir du bocal même si certains sont rentrés au camping par Aiguille. Samedi pas mal de pilote au déco direction pic de Bure derrière plein de furieux mais je cale au pied pendant 20 mn et je décide de retourner au chevalet en testant les capacités de vitesses du Phantom, il plane vraiment bien le Gasper, et oui les quelques jeunes pilotes au camping m'ont surnommé ainsi durant la semaine: c'est mieux que : "le vieux!"





Daniel (pas à VVL, mais son récit le vaut bien):


Samedi


Samedi, beaucoup de pilotes sont déjà au décollage, le vent de sud est bien présent. La force du vent nous interdit de partir vers le nord, rendant improbable tout retour. Donc le but est de rester à l’avant des faces sud, vers le Pic de Bure et retour.
Les plafonds ne sont pas très élevés et le cheminement pas évident.
Etienne fait un beau vol au Pic de Bure et pose à Veynes sur le même atterrissage que Samuel.
Samuel malchanceux, malgré sa motivation et sa combativité, s’est posé à Veynes peu après son départ d’Aspres.
Bravo, à Jean-luc qui était sur le chemin pour rejoindre Samuel arrive à s’extraire pour rejoindre le Pic de Bure, grâce à sa connaissance parfaite du coin et des thermiques salvateurs
Jean-François a pu s’envoler au retour de Mario qui pose au sommet, il retrouve son Titanium en faisant un grand local avec plus de 800 m de gain.
Eric après un tour au Pic de Bure est revenu au décollage ouest pour repartir à Aujour convertir un parapentiste et se poser au Chevalet, à côté du bar, chevaleresque !
Après une fête dans mon village, et un coucher vers 3 heures du matin, je suis content de me mettre en l’air. Après de longues séries d’essuie glaces sur la Longeagne et un point bas dans les marnes à 1 000 m, je commence à retrouver mes esprits après deux heures de vol, une petite bise aux falaises de Bure à 2 300 m et posé à la chapelle de Mont Maure avec Philippe et Jean-luc, complètement dégrisé par ce vol.

Désolé, pour tous les autres dont je n’ai pas suivi les vols, c’est vrai, j’étais en mode économie.

Dimanche

La recherche du triangle d’or. La journée s’annonce fumante. Le vent est beaucoup plus faible que la veille et les plafond s’annoncent beaucoup plus généreux. Les plus motivés sont déjà prêt à 11 heures. Bruno, Philippe, Friedrich, et moi décidons de partir sur le Triangle d’or. Mario et d’autres pilotes préfèrent un circuit plus serré dans le Dévoluy. A 12h30 nous nous préparons et nous décollons. Nous trouvons de suite un thermique sur la crête séparant la face sud, de la face ouest.

Nous partons sur les antennes en prospection. Friedrich à son habitude part sur la crête de l’autre côté du Buech et revient très, très bas. Bruno, Philippe et moi nous retournons au décollage après une recherche infructueuse et nous sommes rejoint par Mario, Thomas et Jean-luc, et les autres. Une pompe plus forte que les autres nous amène à un peu plus de 2 000 m, juste mais suffisant avec un relais pour rejoindre Durbonas. J’essaye une petite pointe à l’ouest pour faire un relais. Mauvais choix, il n’y a pas de thermiques percutants pour rejoindre les faces sud-est de Durbonas. Pas d’autres choix que de poursuivre sur les faces ouest et de m’enfoncer dans une minuscule vallée qui mène à Saint Julien en Beauchêne, à 1 100 presque en début d’approche. Je suis résolu à abandonner le triangle d’or.

J’entends Jean-Luc à la radio passé à plus de 2 700 au dessus en direction vers la Tête de Garnesier et les autres en train de cheminer vers l’Oubiou. Une éternité à ouvrir et refermer le harnais, à monter, à descendre, à se faire jeter, à s’extraire, + 2, +3, +4 m/s puis un grand moment de sérénité à 2 700 m au dessus de Durbonas. De longues et précieuses minutes perdues, je décide de transformer le triangle en parallélogramme. Une rue de nuages un peu à l’ouest de la crête en direction du grand Oubiou se dessine. Je fais une trace somptueusement directe vers l’Oubiou avec une spirale de temps à autre pour garder la forme. Je croise une demi douzaine de parapentiste affûtés et delta le long de la crête ouest. Un peu moins de deux heures pour arriver sur l’Oubiou, c’est beaucoup, mais nous y sommes, et un nouveau parallélogramme s’ouvre à moi. Le plein se fait sur l’Obiou en deux coups de cuillère à pot. Merveilleux moment, la base des nuages vers le Chatel est plus basse, et chaque tour se fait devant la paroi verticale d’un gros cumulus.

Je quitte l’Oubiou à 3 000 m pour la grande transition vers le Coiro, j’arrive à 2 300 m sur la pyramide, puis sur la crête qui sépare la vallée du Valbonnais et la face ouest où se trouve un décollage parapente au pied du Coiro. Je choisis les faces sud, seconde erreur ! Je dégringole interminablement vers Entraigues. Une longue bagarre commence entre 1 050 et 1 300 m pour rentrer dans ce parallélogramme ésotérique. Un long moment partagé entre espoir et frustration.

Inexorablement l’atterrissage arrive dans un grand champ à proximité de la caserne de gendarmerie de Valbonnais, et je m’incline, le nez de mon aile devant cette révélation ; à cet endroit je m’aperçois que le parallélogramme n’était qu’un carré magique : Ci-dessous le carré magique du Valbonnais
carreMagique C'est du latin, et bien que cela se lise dans tous les sens, encore faut-il en trouver la signification.

Grand merci pour m’avoir récupéré avec mon aile, à Eric qui a pris sa voiture, à Friedrich posé à Mens, à Bruno, spectateur de ma rencontre avec le carré magique, installé dans un thermique sur le Coiro, a finalement rejoint Friedrich au terrain d’atterrissage de Mens (Bravo), et qui a laissé son aile à Courtet, pour gagner de la place dans la voiture récupératrice d’Eric.
Merci, également à Etienne qui a organisé la descente de ma voiture.
Merci, à Philippe qui a descendu la voiture de Bruno, et chapeau pour son vol bouclé de 102 bornes FAI dans le Dévoluy.
Félicitation, à Thomas pour son vol de 94 km dans le Dévoluy et son excursion dans les Écrins.

Je pense avoir trouvé la clef du carré magique.
Il ne me reste plus qu’à trouver celle de cette couille de loup, de cul de furoncle et pine d’huître de triangle d’or du Dévoluy.
Il y a du boulot !

À bientôt, pour d’autres aventures !




Etienne :


3 jours de vol finalement à partir de la Longeagne, avec le Pic de Bure le samedi en ce qui me concerne.
Le vendredi pas mal de sud et vol scotché pendant 2 h15 dans le bocal, plusieurs tentatives avortées de départ vers Bure.
Le samedi, un peu moins de vent, présence de beaucoup de monde, avec en particulier Mario, pour faire contraste avec nous’autres (et qui nous fera deux jours de suite la navette en nous montant au déco, puis en posant au sommet pour récupérer son véhicule ! Un grand merci à lui, pour ça… pour les conseils… et aussi pour les cours d'attero en live…).
Sa présence donc m’incite à me bouger vite et, comme d’habitude, je ne m’embarrasse pas à faire le plafond. Je m'engage du déco, avec optimisme (certains diraient inconscience) vers Bure à 1900m.
Coup de bol… je fais un bon relais juste avant Veynes, qui me monte à 2200m, suffisant pour un grand glide vers la carrière entre Montmaur et la Roche des Arnauds (souvenirs des conseil de maître Chauvet pendant les stages : "ça monte souvent sur la crête au dessus de la carrière".
Bingo ce thermique-là vaut le détour. Il me monte presque au niveau de Bure (2400m) et je vois déjà l’observatoire. Je me jette sur le pic et me fais dégueuler en y arrivant, demi-tour ça tient bien sur la crête, pas sur le pierrier habituel plus à l'ouest.
Ensuite le sommet en compagnie des vautours, mais avec des thermiques hachés quasi anémiques pour Bure.
Je vois passer sous moi Mario, venant de Durbonas, 150 mètres sous le sommet, dans les falaises, à toute berzingue sans s’embarrasser à faire le sommet du pic, direction Gap (il me dira ensuite à l’attero qu’il avait envie de se mettre un peu dans le dur en allant en plaine… et va tourner une balise à Gap)… (!?!) … avant de revenir faire Bure, Aiguille, Serre et j’en passe, et de rentrer évidemment au Chevalet.
Pendant ce temps, je me met sur le retour, et après un début de transition assez pépère, je me retrouve rapidement face au vent dans du -3.
La perspective d’aller me poser dans la "terra incognita" des cultures à la Faurie me pousse à prendre une décision « de bon père de famille, que je ne suis pas »  et à opérer un peu glorieux, mais néanmoins salvateur, virage à gauche en direction des terres déjà si souvent foulées (si tant est que l’on puisse fouler un terrain avec le ventre et les genoux) des atteros de Veynes.
J’y retrouverai d'ailleurs Sam, posé dans un terrain satolesque, et l’âme en peine car il n’a pas eu ma chance et a fait un joli glide Longeanne>Veynes direct.
Ça a d’ailleurs été le cas de pas mal de monde et j’ai vraiment eu du bol de faire Bure, car beaucoup de ceux qui l’ont tenté par les avant-reliefs ont fini soit à Veynes, soit à Montmaur sans accrocher complétement le Pic.
Bonne journée donc pour moi compte tenu des conditions et de mon niveau habituel…
Malheureusement, le retour sur terre n’est jamais bien long à venir et dimanche (LA journée à ne pas foirer – cf le récit de Jean-Luc ci-dessus), je… foire complètement mon vol, pendant que les furieux font quasiment le tour du massif… Obiou… Pic de Bure… Champsaur… et j'en passe… moi je ne sais plus comment ont monte dans du + 4, j'ai mal à la tronche, et après 1 h30 à m'énerver je me pose (roulettes) la queue basse au Chevalet…
Au final un super week-end malgré tout, agrémenté comme de coutume par les douceurs de Marinette, notamment samedi soir, avec petits pois et fraises bio du jardin… Un grand merci à elle !

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